Ce qui existe vraiment sur le marché
| Équipement | Ce qu'il détecte | Prix indicatif | Limite |
| Détecteur de fuite au sol |
La présence d'eau sur une surface |
20 à 60 € |
Ne détecte qu'une fuite déjà sortie, et seulement à l'endroit posé |
| Vanne motorisée avec détecteur |
Idem, et coupe l'arrivée générale |
250 à 700 € posée |
Dépend de l'alimentation électrique et du réseau domestique |
| Compteur connecté à analyse de débit |
Un débit continu anormal, même faible |
200 à 600 € |
Détecte une consommation, pas un emplacement |
| Sonde d'humidité en gaine ou sous receveur |
Une humidité anormale dans un volume fermé |
30 à 80 € par point |
Il faut avoir prévu l'emplacement avant de refermer |
Ce que ça change, et ce que ça ne change pas
Le gain réel se situe sur un point précis : le délai entre la fuite et sa découverte. C'est ce délai qui décide de l'ampleur des dégâts, pas le débit de la fuite.
Une chasse d'eau qui coule, un flexible qui suinte derrière un meuble ou un ballon qui goutte dans un garage passent inaperçus pendant des semaines. Un compteur connecté qui signale un débit continu la nuit ramène ce délai à une journée.
En revanche, ces équipements ne remplacent aucun des gestes de base. Ils ne coupent pas une vanne grippée, ne repèrent pas une fuite en amont d'eux, et ne disent pas d'où vient l'eau. Sur une fuite sous chape, il faudra toujours un humidimètre, une caméra thermique ou un gaz traceur pour localiser avant d'ouvrir.
Où ça vaut le coup
- Résidence secondaire, inoccupée plusieurs mois. C'est le cas le plus rentable : une fuite dans une maison vide coule jusqu'au retour.
- Logement en étage dans une copropriété, où le dégât touche le voisin avant d'être visible chez soi.
- Local commercial, où l'arrêt d'exploitation pèse plus lourd que la réparation.
- Après un premier dégât des eaux, quand la franchise et la majoration de prime ont déjà été payées une fois.
Où c'est de l'argent perdu
- Un détecteur au sol posé au hasard. L'eau suit la pente du sol, pas la logique du poseur. Sans réflexion sur les points bas, il ne verra rien.
- Un équipement connecté sur une installation vétuste. Remplacer des flexibles de quinze ans coûte 40 € et évite plus de sinistres qu'un capteur à 400 €.
- Une vanne motorisée sans alimentation de secours. Une coupure de courant la laisse dans sa position, et une box hors service la rend muette.
Les questions à poser avant d'acheter
- Que se passe-t-il sans internet ? Un équipement qui n'agit qu'à travers un service en ligne devient inerte quand le service ferme.
- Y a-t-il un abonnement ? Certains services facturent l'alerte, pas seulement le matériel.
- La vanne se manœuvre-t-elle à la main en cas de panne du moteur ?
- Votre assureur en tient-il compte ? Quelques contrats réduisent la franchise sur un logement équipé. Cela se demande avant l'achat.
L'ordre de priorité qui reste valable
Avant d'équiper, trois gestes coûtent moins cher et évitent davantage de sinistres :
- Remplacer les flexibles d'alimentation de plus de dix ans, 8 à 20 € pièce.
- Manœuvrer les vannes une fois par an pour qu'elles ne se grippent pas.
- Relever l'index du compteur deux fois par an, le soir puis le matin, tout fermé.
Ce dernier contrôle fait gratuitement ce qu'un compteur connecté fait en continu. La technologie automatise une surveillance, elle ne remplace pas une installation entretenue.
Faire installer ou vérifier un dispositif
Rapide Services intervient dans les Alpes-Maritimes et le Var pour la pose de vannes de coupure motorisées, la mise hors gel des résidences secondaires et la recherche de fuite. Devis gratuit, main-d'œuvre garantie 12 mois.